Transferul elementelor culturale în subtitrarea comedei Rien à déclarer

  • Angela GRĂDINARU

Résumé

Résumé: Notre article se focalise sur l’étude des éléments culturels dans le film Rien à déclarer afin d’observer leur transfert et la possibilité de leur compréhension par un récepteur roumain. La traduction des films reflète les différences culturelles mais la lecture des sous-titres roumains doit être aussi enthousiaste et facile à comprendre que dans le film original. Le film traduit est l’équivalent du film original seulement quand les deux films suscitent les mêmes connotations chez les récepteurs en langue source et en langue cible. Le récepteur de la traduction est conscient que le film traduit parle d’une réalité culturelle étrangère. Ce qui est intraduisible ou difficile à comprendre, peut être expliqué par le traducteur. Cependant, dans la traduction des films, les possibilités d’application des techniques explicatives sont restreintes. De plus, les allusions culturelles sont présentes non seulement dans les discours des personnages mais aussi dans l’image. L’image peut contribuer à la compréhension des éléments culturels en complétant les dialogues ou, au contraire, bloquer la réception des références culturelles si le récepteur de la traduction ne possède pas le bagage cognitif propre au récepteur de l’original. Le transfert des éléments culturels et leur compréhension dans la traduction du film peuvent avoir lieu au niveau verbal+ non-verbal (visuel, acoustique). Sans image filmique, une expression qui représente une réalité culturelle serait vide de sens pour un récepteur roumain. Le récepteur n’aura pas de problèmes à saisir certains éléments culturels si elles sont visibles à l’écran. Par conséquent, nous nous sommes proposé d’analyser ce phénomène à partir d’un corpus d’exemples de la comédie Rien à déclarer sous- titrée en roumain. Les difficultés de traduction sont causées par des culturèmes qui n’ont pas de référents ni d’équivalents en langue- culture étrangère. Le sous-titreur doit chercher des moyens pour transposer ou adapter le texte à une autre réalité, il doit entendre la musique de l’original et la chanter devant un nouveau public. Il ne suffit pas de connaître une langue, mais aussi d’avoir des connaissances extralinguistiques. Lors du processus de traduction, le sous-titreur fait revivre le film source, qui est déjà chargé du point de vue culturel, dans un autre contexte culturel cible. La traduction audiovisuelle assure la découverte de nouveaux horizons culturels en enrichissant les connaissances du public cible. Mais avant tout, le sous-titreur est celui qui doit faire des choix, aller aux compromis et se débrouiller chaque fois quand il rencontre des éléments qui font référence à la culture du film source afin de fournir une traduction de qualité. Le but de toute traduction audiovisuelle est de transmettre le message d’un film d’une langue vers une autre, le sous-titreur est celui qui fait tout son possible pour assurer le contact entre les deux cultures en choisissant les stratégies de traduction nécessaires. Dans ce cas, la position que le traducteur doit choisir s’avère être un vrai dilemme, il s’agit d’une double fidélité qu’il a pour le destinateur et le spectateur. La plus grande partie de sous-titreurs se positionnent au milieu de ce processus. Ils deviennent des intermédiaires non seulement entre deux acteurs du processus de communication, mais ils sont en même temps les intermédiaires entre deux systèmes de langues et deux cultures. L’un des plus importants choix que le sous-titreur doit faire lors du processus de traduction est d’adopter sa stratégie de sourcier ou de cibliste. Le traducteur sourcier est celui qui se propose de maintenir dans le texte cible l’empreinte de la langue-source. Il s’agit d’une préservation au sein de la langue cible des spécificités de la langue étrangère. Par contre, le traducteur cibliste est celui dont l’attention est orientée vers le texte et le public cible seulement. Son but est de produire une traduction qui donnera une illusion d’un texte qui a été écrit directement dans la langue cible. Si le sourcier est plus intéressé dans l’exactitude du sens transmis, l’intérêt du cibliste sera l’adaptation du sens au niveau de l’interprétation. Par conséquent, la traduction du film doit être vue et perçue non seulement comme un transfert interlinguistique, mais aussi comme un transfert culturel et social.

Biographie de l'auteur-e

Angela GRĂDINARU
Doctor în filologie, conferențiar universitar Universitatea de Stat din Moldova Chișinău, Republica Moldova
Publié-e
2020-11-30
Rubrique
Articles