Créativité et érudition au service de la traduction de l’expérience religieuse: Mircea Eliade, Le Sacré et le profane
Cuvinte cheie:
traduction sacrée, altérité, créativité, historicité, stratégies de traduction, philosophie, visions du mondeRezumat
Au cours de l’existence de la civilisation humaine, la
traduction sacrée a suscité de nombreux débats sous diverses formes
marquées d’une intensité oscillante et entraînant des conséquences
parfois dangereuses. Tout de même, l’ouvrage soumis à une analyse
traductologique que nous voulons proposer, ne vise pas l’historique
de l’évolution des faits religieux mais la façon de la description de
l’expérience religieuse. Le roman Le sacré et le profane est créé en
1957 en allemand et puis réécrit par l’historien, le philosophe des
religions et le romancier d’origine roumaine Mircea Eliade. Par le
biais du texte en français (1965), nous examinons les enjeux de la
traduction de l’oeuvre en roumain (2017), partant de l’idée que la
complexité de la traduction de l’oeuvre de Mircea Eliade résulte
de la vastitude des problèmes englobant la pensée religieuse, et
de l’entrelacement du sacré et du profane, qui produit des effets
originaux. Cet auteur s’inscrit parfaitement dans la cohorte des
chercheurs intéressés par des sujets religieux, notamment par les
changements dans le comportement de l’homo religiosus. L’approche
traductologique nous aidera à mettre en évidence les principes
abordés dans le but de donner à la version en roumain la charge
historique, philosophique et culturelle spécifiques pour ce type
de textes. La capacité créative et l’érudition du traducteur jouent
un rôle important dans cette démarche, surtout que l’information
exposée dans le texte source est marquée par plusieurs couches
historiques et, de plus, le texte proprement dit a aussi, en même
Traductologie
temps, une certaine ancienneté. Toutes ces conditions font
augmenter la complexité de la tâche du traducteur.