Etude de quelques emprunts en français à travers leur fonction de marqueurs de modalité
Mots-clés :
anglicisme, emprunt, connotation, marqueur, modalitéRésumé
Cette étude porte sur l’emprunt en tant que l’un des principaux procédés d’innovation linguistique: elle s’intéresse, plus
précisément, à l’importance des anglicismes en langue française. Nous prendrons des exemples illustratifs de ce qu’on appelle des
emprunts de luxe (par exemple bye bye, okay, cash, etc.) et nous étudierons ce qu’ils ont de plus sur leurs équivalents français. En
nous situant dans un cadre linguistique axé sur une approche sémantico-pragmatique, nous examinerons ces emprunts en
mettant l’accent sur leur statut de marqueur de modalité. Pour mener à bien cette analyse, nous aurons recours à des exemples
attestés, entre autres des phrases publiées par des internautes sur des réseaux sociaux ou aussi des répliques inhérentes à des personnages dans des textes littéraires contemporains, qui illustrent parfaitement l’évolution de la langue dans des emplois actuels. En examinant les cas les plus significatifs dans notre corpus, nous parviendrons finalement à identifier plusieurs modalités liées à certains emprunts classiques ou récents qui traversent la langue française: il s’agit justement de marquer des valeurs sémantiques assez intéressantes, entre autres l’ironie, l’admiration, la valorisation etc.