Luminatorul: The Identity, confessional and national Message

Auteurs-es

  • Silvia GROSSU

Résumé

Résumé: Dans cette étude consacrée à la revue cléricale Luminatorul, à l’occasion de 110 ans depuis la parution du premier numéro, nous proposons aux lecteurs un segment de l’activité d’éveil national des Bessarabiens, axé sur le travail assidu de légitimation identitaire sur deux plans essentiels – confessionnel et national. Pour élucider les valeurs identitaires de la première revue en langue roumaine, il serait approprié de commencer par la présentation d’un tableau panoramique de l’état dans lequel se trouvait l’Église orthodoxe de Bessarabie aux confins des XIXe et XXe siècles, la veille des évènements de l’année 1917 et dans la période d’entre les deux guerres.

En 1912, immédiatement après l’annexion de la Bessarabie par l’Empire russe, l’Archevêché de Chisinau nouvellement fondé passa sous la juridiction du Patriarcat russe, contribuant ainsi à un processus de dénationalisation de longue durée. Il faut prendre en compte l’activité salvatrice pour la tradition du lieu du Métropolite Banulescu-Bodoni, fondateur de la Métropolie de la Bessarabie, qui incluait le territoire dénommé par la nouvelle administration

«La Bessarabie», mais également les localités jusqu’au Bug et la mer Noire, y compris Odessa. Les premiers livres ont également été promus à travers les saintes demeures. C’est le cas de rappeler que l’imprimerie épiscopale était le lieu d’impression non seulement des livres ecclésiastiques mais aussi des livres laïcs, parmi ces derniers se trouvaient abécédaires, grammaires roumaines, livres de lecture, calendriers, sollicités par les Roumains cultivés. Pourtant, sous la pression croissante des mesures administratives restrictives, la vie culturelle en Bessarabie se dégrade, si bien que ce programme minimum pour l’émancipation nationale – l’édition des livres roumains – pour une période considérable de temps, de 1871 à 1906, ne restera qu’un désidérata. La situation confessionnelle empire de manière évidente: la variante roumaine du bulletin épiscopal Monitorul Eparhiei Chișinău (le Moniteur de la Diocèse de Chișinău), l’unique publication de Bessarabie avec une variante dans la langue des autochtones, est suspendue, les livres saints en langue roumaine sont retirés du circuit ecclésiastique, nombre de prêtres autochtones sont substitués par des prêtres russes, sous motif que les premiers n’avaient pas la formation nécessaire et qu’ils ne maîtrisaient pas la langue russe. Dans l’Église fut imposé le vieux slave ecclésiastique comme unique langue de culte, tandis qu’environ 340 églises furent fermées. De cette manière commença le processus d’éloignement de la population de l’Église.

La parution, en 1908, de la première revue en langue maternelle – Luminatorul – a donné des espérances aux Roumains de Bessarabie. Luminatorul, solidement documenté et bien structuré, a paru mensuellement à Chișinău de janvier 1908 à mars 1944, par l’effort conjugué de l’archimandrite Gurie Grosu et du professeur du Séminaire Théologique Constantin Popovici.

Biographie de l'auteur-e

Silvia GROSSU

PhD, Associate Professor, Moldova State University Chisinau, Republic of Moldova

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Publié-e

2020-11-30

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