Titrologie de la littérature algérienne d’expression française. Ce que disent (ou ne disent pas) les titres
Mots-clés :
Titrologie, littérature algérienne d’expression française, historicité, littéraritéRésumé
Dans le présent article, nous questionnons les titres de
romans de périodes différentes de l’histoire de l’Algérie, écrits par
des auteurs algériens. Aussi aspirons-nous à expliciter les liens
entre littérarité et historicité. Notre étude s’articulera autour de la
problématique suivante: le titre étant le premier lien entre l’oeuvre et
le lecteur, comment peut-il (ou ne peut-il pas) renvoyer au contenu
de l’oeuvre? En d’autres termes, que cache le titre? Le titre serait-il la
face cachée de l’iceberg? En guise de réponse, nous estimons que le
titre serait une partie du miroir qui reflète l’histoire du roman. Le
titre serait, à lui seul, déjà une énigme.
Notre corpus sera donc constitué de 12 titres de romans sélectionnés
selon les thèmes et leur relation à l’Histoire. Des titres comme!Le
fils du pauvre de Mouloud Feraoun, Nedjma!de Kateb Yacine, La
grande maison!de Mohamed Dib, Le blanc d’Algérie d’Assia Djebar,
etc.
Dans un premier temps, nous essayerons de préciser la catégorie
des titres sélectionnés, pour ce faire nous adopterons l’approche de
Claude Duchet. Nous classifierons les titres en littéral, métonymique,
métaphorique et antiphrastique. Dans un second temps nous
expliciterons le lien entre le titre et l’historicité de l’oeuvre. L’objectif
final sera de souligner l’apport de la titrologie à l’identification du
caractère historique dans une oeuvre littéraire, en l’occurrence dans
la littérature algérienne d’expression française.