L’encre et les étoiles. La «proto science-fiction» francophone au XVIIIe siècle
Mots-clés :
France, science-fiction, XVIIIe siècleRésumé
Dans la France de la seconde moitié du XVIIIe siècle, le progrès scientifique connut un intérêt croissant auprès du public.
Cet engouement devait se refléter dans la littérature de l’époque. Quatre oeuvres du XVIIIe s., alliant imagination et technique, sont
ici présentées. L’étude de quatre oeuvres littéraires vise à déterminer comment les connaissances scientifiques du temps et les inventions nées de l’imagination des auteurs s’inséraient dans la narration, comment elles contribuèrent à servir les desseins des auteurs, à exprimer leur vision de la société, leur perception de l’homme et son rapport à la technique.
Nous espérons que cette analyse contribuera à une meilleure connaissance de l’essor de la «proto science-fiction» et des rapports
entretenus entre science et littérature au XVIIIe siècle. Le plan s’énonce comme suit: I. Micromégas (175) de Voltaire; II. Giphantie
(1760) de Charles-François Tiphaigne de La Roche; III. Le Philosophe sans prétention (1775) de Louis-Guillaume de la Follie; IV. Le
miroir des événements actuels (1790) de François-Félix Nogaret; V. Discussion