La vision tragique dans l’œuvre de Marguerite Duras

Marine SIORIDZE

Résumé


Marguerite Duras est un des écrivains qui aura le mieux marqué son époque. En effet, en un demi-siècle de création protéiforme, elle aura non seulement imposé son nom dans la littérature du XXème siècle, mais elle aura aussi provoqué des réactions contradictoires et passionnées qui ne se sont pas éteintes avec elle.

La production de Marguerite Duras semble, à maints égards, emblématique de nombreux aspects du tragique, dans la conception classique, mais surtout moderne du terme. En effet, l’hypothèse que nous formulons et que nous essayerons de démontrer est la suivante: les textes de Duras participent du retour du tragique, un tragique qui évolue petit à petit, abandonne les sphères classiques et qui, pour mieux s’exprimer «ne revient pas du côté où on l’attendait, où on le recherchait vainement depuis quelques temps, celui des héros et des dieux, mais de l’extrême opposé, puisque c’est dans le comique qu’il prend sa nouvelle origine» (Jean-Marie Domenach). Le tragique semble être au cœur de la littérature contemporaine. En effet, la mort de la tragédie classique ne signifie pas la disparition du tragique. Au contraire, celui-ci survit et prend de nouvelles formes. C’est précisément cette «nouvelle forme» que nous analysons dans notre article. L’œuvre durassienne participe de ce que Jean-Marie Domenach nomme «le retour du tragique». Notre étude porte sur la vision tragique de Duras. Elle examine aussi l’évolution du tragique familial durassien en le comparant souvent au tragique antique.


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