Le canevas verbal de Phèdre de Racine

Zourab ARCHVADZE

Résumé


Aucun écrivain du XVIIème siècle n’a bénéficié comme Racine d’une si tapageuse faveur. Il la doit sans doute d’abord à la contradiction entre le cynisme du caractère et la sublime beauté des vers.

Pour ses tragédies – que ce soit les tragédies de la fureur:Andromaque, Bajazet, Rhèdre; les tragédies romaines: Britannicus,Bérénice, Mithridate ou les tragédies religieuses: Iphigénie, Esther,Athalie – Racine utilise le canevas verbal correspondant au sujet de chacune d’elles.

Phèdre, c’est une tragédie classique. La tragédie classique appartient à un genre littéraire fortement codifié. Des théoriciens du théâtre ne cessaient de rappeler les règles auxquelles elle devait se plier. Ces règles, Racine les a scrupuleusement respectées, même s’il affirme dans sa préface de Bérénice que «la principale règle est de plaire et de toucher» (14).

Le canevas verbal de Phèdre de Racine est brodé par:
1. Les sources littéraires (Euripide, Sénèque)
2. L’originalité de Racine (manifestée dans les modifications de l’intrigue et dans une disposition nouvelle des évènements)
3. L’amour (une force irrationnelle, irrésistible)
4 Le langage et les bienséances
5. Les images (mythologiques, idylliques, hallucinatoires)
6. Le langage poétique
7. La dramaturgie (le temps, le lieu, l’action)


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