Comment traduire des expressions culturellement chargées et des ambiguïtés linguistiques?

Sibylle GUELADZE

Résumé


Traduire aujourd’hui veut dire trouver des équivalents précis en langue cible des vocables de la langue source, ce qui n’est pas toujours facile à réaliser, surtout quand il s’agit de textes littéraires. Il y a plusieurs obstacles d’ordre linguistique ou extralinguistique qui se dressent face au traducteur. La polysémie du mot en est un: les verbes tels que «laver», «descendre», «monter», etc. peuvent être interprétés différemment et pour éviter toute ambiguïté il faut avoir recours à un large contexte, comme le souligne Umberto Ecco dans son livre Dire presque la même chose, ce qui a été prouvé une fois de plus par notre analyse des traductions géorgiennes des poèmes français. Notre analyse nous pousse à penser qu’à côté des difficultés linguistiques, il y en a une autre qui surgit comme un grand obstacle dans le processus de traduire, c’est le facteur socioculturel qui est souvent source de malentendu si le traducteur ne connaît pas suffisamment la culture dans laquelle se situe la langue source. Pour étudier ce phénomène, nous avons analysé les expressions idiomatiques en plusieurs langues (français, espagnol, italien, anglais, russe, géorgien) et nous avons conclu que la même expression est souvent transmise différemment selon les langues, mais pour trouver un équivalent relativement exact d’une expression idiomatique, il faut choisir celle qui est plus proche de l’original au niveau lexical et culturel. Mais, il faut remarquer qu’il y a une coïncidence totale entre l’expression à traduire et ses versions multilingues quand il s’agit d’une expression qui prend son origine à l’époque antique, source de toutes les civilisations qui l’ont suivie.


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