La promotion des langues africaines et la Francophonie

Marie-France ANDEME ALLOGO

Résumé


La Francophonie a pour principale mission la promotion de la langue française et des langues partenaires. D’autres missions s’y sont ajoutées récemment, à savoir, «la promotion de la paix, la démocratie et les droits de l’homme (...) développer la coopération au service du développement durable». Pour atteindre ces objectifs, elle intervient dans le système éducatif en Afrique, continent où s’est enracinée la langue française. De par l’histoire de la colonisation et du dynamisme de la Francophonie, le français est devenu «une langue africaine» (Mendo Ze et Dumont). Ces deux facteurs sont censés affermir une cohabitation culturelle grâce à laquelle s’exercent les rapports d’influences linguistiques «réciproques» entre cette langue et les langues africaines. Mais, à y regarder de près, «cette cohabitation profite majoritairement à la langue française» (Onguéné Essono), l’apport bénéfique de la Francophonie aux langues africaines reste limité. Nous voulons montrer dans cette étude que la Francophonie gagnerait à inscrire clairement parmi ses missions la promotion véritable des langues africaines, si elle souhaite accélérer celle du français dans le continent, afin qu’elle cesse d’apparaître aux yeux de beaucoup d’Africains comme une organisation dont l’une des missions sous-jacentes est l’extinction des langues africaines.


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