La traduction comme source de création. Le paratexte de traducteur

Mzago DOKHTOURICHVILI

Résumé


Résumé: Du fait que la traduction se base avant tout sur la nature créative de la langue et qu’elle porte le caractère interdisciplinaire, elle peut être considérée comme une source de découverte, d’information, d’inspiration, de création, d’écriture ou de réécriture. En effet, la traduction est une réécriture qui accorde au texte traduit l’existence dans une autre langue et une valeur renouvelée dans une autre culture, puisque «La traduction est dans la culture. Elle est culture» (Cordonnier).

Une des conditions préalables de la traduction, c’est de comprendre le texte à traduire. Or, la question se pose, comme le fait Walter Benjamin, en quelle langue comprendre le texte, en langue de départ ou en langue d’arrivée ou «dans la différence, dans le retardement» (Derrida). Alors, la tâche du traducteur est de tenir compte des différences culturelles et de les mettre en valeurs à l’aide des commentaires, des annotations... De cette façon, il devient le co-auteur ou un auteur second, comme l’affirment les traductologues, et porte une responsabilité partagée avec l’auteur pour la qualité du texte.

Lors de l’interprétation du texte qui est une étape précédant la traduction, c’est le problème de l’intertextualité qui surgit. Ainsi, à part une double compétence linguistique, le traducteur doit avoir l’expérience d’intertextualité dans sa propre langue ce qui motive, souvent, de nombreux commentaires qu’il apporte à sa traduction. La paratextualité sert à révéler le rapport entre auteur-texte-lecteur- éditeur et la coopération entre l’auteur et l’éditeur en vue de susciter l’intérêt du lecteur pour le texte concret ou pour toute l’œuvre de

l’écrivain donné. Pour ce qui est des textes traduits, aux deux types de paratextualité – péritexte (paratexte d’auteur ou auctorial) et épitexte (paratexte d’éditeur), nous devons ajouter le paratexte de traducteur qui se présente le plus souvent sous formes de préface/ postface, de commentaires ou de notes en bas de page.

Parmi les éléments paratextuels, nous allons étudier plus particulièrement les préfaces-postfaces, les commentaires des traducteurs et les notes de bas de page (éléments paratextuels co-auctoriaux), leur importance dans l’éclairage des éléments intertextuels et, plus particulièrement, des phénomènes culturels que contient le texte à traduire. 


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