La préface comme moyen de subversion: Madame Bovary

Irina BREAHNA

Résumé


Résumé: Les préfaces des traductions éditées durant la période communiste sont analysées en tant que «pré-textes» afin de souligner l’ambivalence de ce mécanisme péritextuel. La préface est un «prétexte», dans la mesure où, dans l’économie globale du texte, elle précède l’ouvrage proprement dit. La préface peut être qualifiée de pré-texte dans le sens où elle met en avant une étape antérieure au devenir du texte. La préface est une clé pour comprendre le texte, une synthèse des idées qui vont germer.

Cette fonction péritextuelle, parfaitement légitime, a quand même un important potentiel de détournement du texte et de ses sens. C’est pourquoi la préface peut devenir un instrument de subversion et de résistance face au régime totalitaire. Ainsi, la préface est aussi un «pré-texte» dans sa fonction de façade trompeuse qui protège le texte des regards des censeurs. Une préface qui se fait l’écho de son temps peut ainsi être utilisée en tant que prétexte pour faire accepter une œuvre.

L’auteur propose une étude de cas sur l’exemple de l’œuvre Madame Bovary afin de mettre en évidence le caractère subversif des préfaces confrontées à l’idéologie communiste. 


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