Le rôle de la mise en abyme dans le roman de Michel Tournier «Vendredi ou les Limbes du Pacifique»

Médéa KINTSOURACHVILI

Résumé


La visée essentielle de notre étude consiste à définir d’une part, le phénomène d’intertextualité et d’autre part, à mettre en valeur le fonctionnement et le rôle de la mise en abyme, considérée comme une des formes de l’intertextualité. A ces fins, nous nous sommes proposé d’examiner le rôle de la mise en abyme prospective dans Vendredi ou les limbes du Pacifique de Michel Tournier. C’est bien par une mise en abyme que commence Vendredi ou les limbes du Pacifique où le capitaine van Deyssel, utilisant les cartes du tarot, prophétise l’avenir de Robinson. Les cartes du tarot anticipent les événements importants du récit et reflètent le futur d’une manière de l’écho, mais de façon suffisamment énigmatique, pour que la lecture constitue une sorte de déchiffrage a posteriori des messages codés. L’écrivain nous propose une sorte de «labyrinthe» en invitant le lecteur à participer à un jeu de décodage où chaque signe a une importance particulière. Le roman est donc tout entier inscrit dans le chapitre zéro, écrit en italique pour le distinguer des autres. Il souligne l’effet de dédoublement spéculaire, construit sur une série de parallélismes, d’échos et de symétries; le roman obéit à une structure de miroir. En même temps, les cartes ne renvoient pas à des chapitres précis mais marquent les phases importantes de l’action. Ainsi Tournier arrive, à partir de ce procédé particulier, à mettre en relief le fait de dédoublement ce qui lui donne la possibilité d’écrire la fin avant le commencement. 


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